J'aime bien le mot, mais je ne sais pas encore ce que je vais y mettre!... et si on commençait par un sondage?
Oooohhh! 18 jours sans passer faire un p'tit coucou!!!!!!! C'est un scandale de vous négliger à ce point!!!!!!!!!!
Si mon souhait avait été exaucé, cela n'aurait peut-être pas duré aussi longtemps.
Je sais, je n'ai aucune excuse, mais je dois jongler entre deux créatures en pleine transformation (je crois qu'on appelle ça l'adolescence), l'aménagement de notre "Home sweet Home" (pas facile de s'accorder sur les couleurs), la mise en place de mes ateliers, mes p'tites créations textiles (je suis en train de revoir sérieusement la conception des patrons de base) et pour rajouter à tout ça, j'ai relancé ma recherche d'emploi (pôle emploi me voilà!)... et ça commence à se concrétiser (chhhhhuuutttt! pas d'impatience, je vous en dirai plus en temps voulu).
Je fais rapido quelques photos de mes travaux en cours et je vous les montre dès que possible.
Ciao! Ciao!
Ceux qui me connaissent savent que j'aime bien prendre mon temps quand c'est possible.
Alors, avant de vous adresser mes voeux pour cette nouvelle année, j'ai préféré laisser passer le rush des premiers jours. Bien m'en a pris car cela m'a permis de visionner l'émission 2010, une année sur la terre, un "bilan chronologique des merveilles et des catastrophes naturelles qui ont marqué la planète bleue ces douze derniers mois".
Si il y avait une émission à ne pas manquer dans le lot des rétrospectives diffusées en cette période, c'est bien celle là.
Au delà des images impressionnantes des merveilles de la nature qui peuvent soudainement basculer en catastrophes, une phrase m'a marqué:
nous sommes toujours là.
Oui, en dépit des tremblement de terre qui ont secoué certaines régions (je pense à toi plus particulièrement, Haïtie chérie), du réveil d'un volcan au nom imprononçable (Eyjafjallajökull pour ceux qui auraient oublié), d'une tempête Xyntia (plus facile à nommer sauf pour certains), de la canicule dans certaines régions alors que d'autres sont sous les eaux, de la fonte des icebergs et du surprenant passage de la fée des neiges sur l'Europe aussi tôt en hiver(il y a bien du dérèglement climatique dans l'air), nous sommes toujours là.
2010 est passée et nous sommes toujours là en 2011, bon pied bon oeuil, près à affronter les épreuves, les imprévues et les catastrophes si il le faut.
Nous sommes toujours debout en 2011, près à croquer dans la vie à pleines dents, à apprécier le moindre moment de bonheur et laisser nos yeux accueillir la plus petite étincelle de joie.
C'est aussi un message que j'adresse plus particulièrement à une amie qui se reconnaîtra: je reste toujours disponible pour toi, il faut savoir ouvrir la soupape pour laisser s'échapper la vapeur de temps en temps.
Bonne année 2011

Il suffit parfois d'un révélateur pour changer son regard sur ce qui nous entoure. C'est comme cette neige finement saupoudrée, telle du sucre glace, qui donne un autre aspect à ces éléments du quotidien:
sans elle, je n'aurais pas vu que mon paillasson servait aussi à d'autres "pieds",
sans elle, je n'aurais même pas pas fait attention aux reliefs qui ornent le dallage de cette terrasse que je foule tous les jours,
sans elle, Mini-MO@ n'aurait pas dessiné ce visage souriant sur cette pierre ordinaire à proximité de notre entrée; cela a illuminé ma journée.
Changer son regard sur ce et ceux qui nous entourent.
Cela fait certainement partie des attentes de la communauté des personnes sourdes et malentendantes qui appelait à manifester aujourd'hui dans différentes villes de France. Et si ce n'était mon genou gauche convaincu par le genou droit de me casser les pieds et mon programme un peu chargé ces jours-ci, je me serais volontier jointe à celle de Lille.
Mais, je ne vous l'avais pas encore dit : depuis quelques semaines, je participe à un stage d'inititiation à la LSF, la Langue des Signes Française.
C'est une redécouverte, car j'avais déjà commencé à apprendre il y a quelques années. Mais sans une pratique régulière, on oublie, comme toute autre langue.
Pourquoi, je m'intéresse à la LSF, moi qui suis entendante et n'ai personne de ma famille ou dans mes connaissances qui soit atteint de surdité?
C'est parce que je considère ce mode de communication comme une langue au même titre que les langues parlées. Je trouve aussi dommage de croiser régulièrement des personnes avec qui nous ne faisons pas l'effort de communiquer sous prétexte qu'elles sont différentes.
Je crois au biliguisme LSF-français. Je pense qu'en tant qu'entendants nous pourrions faire l'effort de mieux connaître la culture et l'identité sourde au lieu de dénier son existence.
Or, c'est malheureusement la menace qui pèse sur la communauté sourde à travers la proposition de la systématisation du dépistage précoce de la surdité dès la maternité. Si, cela peut sembler partir d'une bonne intention, l'application de cette mesure n'est pas sans effets négatifs à croire ce document, le témoignage de ma prof de LSF ou d'autres comme Mathilde, nouvelle venue sur la blogosphère et que je remercie pour la réponse à mon message... peut-être aurons-nous l'occasion de nous croiser à un autre moment.
Alors, êtes vous prêts à changer votre regard?
On nous aurait menti?!! La mère parfaite n'existerait pas...
Celle à l'instinct maternel infaillible et qui sait décoder instantanément les cris de son bébé;
Celle qui n'a peur de rien, même pas des 11000 couches à changer dans la phase bébé de son petit peu importe le lieu et l'heure et celle qui résiste aux séries de nuits blanches (saviez-vous que c'est une forme de torture?);
Celle qui ne perd jamais patience face aux bêtises de son chérubin et reste stoïque en découvrant sa réinterprétation au marqueur bleu outremer du papier peint nouvellement apposé sur les murs du salon;
Celle qui ne culpabilise pas de lui avoir donné une tape et encore moins une fessée car cela ne fait pas partie de son répertoire gestuel parce qu'elle applique l'éducation raisonnée et préfère passer de longues minutes (voire des heures) à expliquer à son ange pourquoi il ne faut pas mettre le chat dans le four pour le sécher plus vite;
Celle qui aime passer de longues heures au parc et, à voir son sourire émerveillé, n'éprouve aucun ennui à attendre qu'il ait fini sa cinquantième glissade de tobogan sous la neige et ne préfèrerait pas rester au chaud à tchater avec ses amies sur facebook;
Celle qui n'a jamais ressenti cette sensation d'évoluer dans une prison dorée de son retour de la maternité aux premiers pas du bambin à la maternelle;
Celle qui, malgré ses journées passées à gagatiser et areublater, a toujours quelque chose d'intéressant à raconter quand son mari pense à lui demander au dîner de 22h, entre le fromage et le dessert, ce qu'elle a fait d'intéressant aujourd'hui;
Celle qui ne crie pas vive la liberté en abandonnant son adorable trésor à la garderie et prèfère mille fois plus gérer le ravitaillement en lait et en couches que les histoires de bureau ou qu'écouter les petits potins de sa collègue Nadine;
Celle qui trouve toujours les mots pour consoler et rassurer son gentil adolescent en pleine crise métaphysique et n'abuserait pas volontier d'une potion qui l'endormirait jusqu'à sa majorité ou le ferait grandir instantanément pour avoir déjà le plaisir de le voir voler de ses propres ailes;
Celle qui souhaiterait être rapidement grand-mère uniquement pour avoir le plaisir de faire sauter sur ses genoux ses petits enfants sans les contraintes et les responsabilités et n'y verrait pas dans cette descendance le bras qui la vengerait de toutes les crétineries qu'elle aura eu à subir en tant que mère;
Celle qui se sent une âme de super woman et gère sans sourciller sa triple vie de mère-femme-épouse, garde toujours le cheveu mis en plis au brin près, le maquillage glamour, les tenues pimpantes sans aucune tâche du fameux coktail purée-de-carottes- rejet-de-lait-caillé et reste toujours en forme pour la bagatelle;
Il semblerait que nous tombons toutes dans le panneau de ce grand complot qui consiste à nous faire croire à nous, femmes, que la maternité n'est qu'un paradis, un épanouissement total et que la mère parfaite qui est en nous se révèlerait au premier regard échangé avec notre progéniture qu'elle soit de notre sang ou adoptée.
Vous en doûtez? Cela vous choque? Alors, c'est que vous n'avez pas vu le documentaire intitulé Mère indigne diffusé hier soir sur France 4. Avec beaucoup d'humour et d'émotion, quelques mamans y témoignent de leur vision de la maternité sans tabous. Cela fait du bien d'entendre tout haut ce que l'on peut ressentir en son sein.Cela fait du bien de se dire qu'aucune mère n'est parfaite.
On ne naît pas mère du jour au lendemain, on se construit en tant que maman au fur et à mesure que grandissent nos enfants. Et finalement, ne devient on pas une mère accomplie quand ils n'ont déjà plus besoin de nous?
Et parce qu'avant d'être mère, je suis avant tout une femme, je vous montre la jupe que je porte aujourd'hui pour la journée de la jupe, un appel pour s'élever contre les violences faites aux femmes. C'est vraiment un acte de solidarité pour moi car ce n'est pas vraiment le temps idéal pour qu'une antillaise sorte ses gambettes même avec des collants!

Attention, la minute-presque-sérieuse, c'est maintenant!
Quand Edouard Montoute (vous savez, le fou furieux vêtu d'une combinaison assortie aux couleurs de sa voiture hyper-tunnée dans "Ma première étoile") se fait "philosophe" dans l'émission "Outremer" diffusée aujourd'hui, et se raconte en tant que négropolitain (individu d'origine antillaise vivant en France métropolitaine et assimilé à cette culture) j'ai tendu l'oreille. Je ne vais pas vous remachouiller son interview et vous en faire une analyse, parce que, dans tout ce qu'il a pu dire, je n'ai retenu qu'une phrase (Ah! foutue mémoire sélective quand tu t'y mets!): il se dit "être un antillais en devenir".
Bon! si on laisse tomber le côté antillais, et qu'on se focalise sur "être en devenir". Cette expression suppose le changement, la transformation, l'évolution vers quelque chose... ce que je suis aujourdh'ui, n'est pas ce que je serai demain.
C'est un peu la question que je me pose en ce moment:
Que suis-je en devenir?
Et vous?
A cette question posée sur son blog par Heïdi la capricieuse, mon coeur m'a tout de suite soufflé la seule réponse qui s'imposait:
"Mon paradis est un territoire imaginaire dont ma Grand-mère m'a confié les clés il y a des années.
Elle, ma Grand-mère m'a montré le chemin et ouvert les portes d'un lieu rempli d'histoires vraies épicées de légendes familiales, mêlées aux contes antillais et saupoudrées de mythes venus d'ailleurs.
J'y ai ajouté les images colorées, les bruits et les parfums de mon enfance.
J'ai cru, j'ai craint l'avoir perdu, ce paradis, pendant un temps. Et petit à petit, le retour aux sources ramène mes pas vers ce lieu.
Il me tarde de vous y conduire un jour.